La loi des séries

"Alvéoles" de Jean-Pierre Attal

Alvéoles © Jean-Pierre Attal

Les métaphores comparant la ville à un organisme naturel ne manquent pas : tantôt, on parlera de la métropole moderne et de ses réseaux urbains comme d’un ensemble de vaisseaux, d’influx nerveux, d’autres fois on cherchera des équivalences entre nature et artifice « Nous vivons dans des villes, nos champs sont d’asphalte, nos étoiles sont les lampadaires, nos forêts les pylônes des lignes à haute tension » disait Hans Windisch en 1929. Des parallèles ont aussi été faits entre l’activité humaine dans la ville et celle de ces insectes industrieux que sont les fourmis ou les abeilles, la ruche apparaissant comme un modèle tant sur le plan de l’efficacité que sur celui de l’organisation sociale. La comparaison avait également un aspect critique, pointant du doigt une déshumanisation de l’humain à travers le travail. Le soupçon d’une perte d’humanité est également sous-jacent dans la série « Alvéoles », une série photographique réalisée par le photographe Jean-Pierre Attal. L’idée de la série est de faire le portrait de façades « habitées » par des travailleurs anonymes.

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