J'aime, J'en parle

On parle de Christine Spengler

© Christine Spengler

Après le divorce de ses parents Christine Spengler est élevée en Espagne chez sa tante diplomate à Madrid. Son enfance fut heureuse, elle reçut une bonne éducation, en fréquentant notamment le lycée français de la ville. Puis elle fera des études de lettres dans l’espoir de devenir écrivain. Baignant dans la culture ibérique, très jeune elle subi l’influence de deux bastions hispaniques : la corrida et le musée de Prado. Ces deux lieux bien différents vont pourtant la marquer à jamais. Avec son oncle dans les arènes, elle a son premier contact visuel avec le sang. Avec sa tante, elle se rend deux fois par semaine au musée Prado. Sans le savoir, l’art du musée l’emmènera bientôt vers l’art de la photographie. Christine Spengler est une femme drôle, à la fois distinguée et naturelle, elle s’exprime merveilleusement bien et a le souci du détail dans la vie comme dans son métier. Agée alors de 23 ans à la mort de son père, son frère et elle décident de fuir vers le soleil pour oublier le froid, l’enterrement et la mort. Son frère Eric avait découvert un livre dans la bibliothèque familiale, qui portait le nom d’une ville nigérienne abandonnée depuis plusieurs siècles. C’est là-bas qu’ils partent, puis ils traverseront le désert du Ténéré pour aller à la rencontre des combattants Toubous, qui luttent à la kalachnikov, contre les hélicoptères français. Mais un jour alors que Christine conduit, leur voiture est prise pour cible, ils se font tirer dessus ! Immédiatement de grands soldats noirs aux visages scarifiés se précipitent sur eux. Ils étaient en zone de guerre depuis quatre jours et venaient d’être fait prisonniers...

Squal

Page 43 sur 67