Le poids des pixels

De la madone à une autre approche du conflit

© Hocine Zaourar

Quand on évoque la madone, on pense à la Vierge et l'enfant, « Madonna » signifiant en italien, la mère de Jésus. Puis se dessine également la fabuleuse « Pietà », sculpture de Michel-Ange, véritable icône universelle de marbre, représentant le thème biblique de la Vierge Marie douloureuse, Mater dolorosa en latin, tenant sur ses genoux le corps du Christ descendu de la croix avant sa mise au tombeau. Quand on parle de « Mater dolorosa », il nous vient aussi spontanément à l’esprit des images bibliques, une lumière particulière, des souvenirs d’odeurs d’encens qui se mêlent à ceux de peintures admirées dans des églises ou des musées. Puis des noms émergent, ceux de peintres illustres tels Titien, Van Gogh ou El Greco… Mais en photographie également le culte de la madone éplorée n’a plus rien à envier à ces spécialités artistiques voisines. En effet, certains prix photographiques de renom, ont depuis plusieurs années, mis en avant cette iconographie biblique en la récompensant. C’est le cas du « World Press Photo » qui a souvent porté son choix en primant des images représentant la mort comme tableau… Mais bien plus que l’histoire de ces clichés, c’est celle de l’esprit « Word Press » qu’il est intéressant d’analyser. On peut observer une sorte d’habitude, le « World Press » aime primer la représentation de la mort pour son côté dramatique et esthétique. La peine et l’extrême détresse seraient-elles devenues soudainement si photogéniques ?

Squal

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